Lundi 5 novembre - Rando douce à la découverte de Pont-sur-Seine. Nous sommes 37 ce matin. Le soleil illumine notre balade automnale. Au 6ème siècle la ville s'appelait "duodecim Pontes" : la ville aux douze ponts. Mais nous n'en compterons pas 12 ce matin. Nous démarrons la promenade du faubourg Saint-Martin et nous nous dirigeons vers le faubourg Saint-Nicolas. Saint-Nicolas, patron des mariniers. A Pont, tout comme à Marcilly, des trains de bois flottant partaient autrefois pour la capitale. Pont était également autrefois un point de passage de la grande voie romaine reliant Beauvais à Troyes. Ici passait une cohorte de marchands venus de Flandres, d'Allemagne, d'Angleterre ou d'Italie. La ville avait autrefois 2 foires : les 24 août et 21 décembre. Plusieurs fois occupée et en partie détruite lors des guerres médiévales, la ville eut son heure de gloire au 17ème siècle à l'arrivée de Bouthillier de Chavigny surintendant des finances de Louis XIII qui fit construire un superbe château. Plus tard, Bonaparte offrit le château, qu'il avait connu et apprécié du temps du prince François-Xavier de Saxe, à sa mère à l'avènement de l'Empire en mai 1804. Ce premier château fut incendié en 1814. Le domaine entra ensuite dans le patrimoine de la famille Casimir-Perier, banquiers engagés dans la politique de leur temps. En 1821, Casimir-Perier, qui deviendra 10 ans plus tard Président du Conseil de Louis-Philippe 1er, fait reconstruire le château. Son petit-fils, Jean-Casimir-Perier, sera un éphémère président de la République française en 1894-1895. Il est enterré dans le cimetière de la commune. En 1980, la famille vend le château. Tout comme la ligne de chemin de fer, le canal traverse le parc du château. 

Nous sommes passés également près de l'église Saint-Martin. Sur le trumeau nous avons admiré la statue d'une jolie pélerine. Cette jolie femme aux traits fins porte en bandoulière une besace bordée de coquilles. De sa main droite elle s'appuie sur un bourdon, de l'autre elle porte un livre ouvert. Mais quelle est son identité ? La question s'est posée pendant très longtemps. Philippe Bonnet, conservateur en chef du patrimoine avance une hypothèse : cette statue, affirme-t-il, représente Sainte-Savine, particulièrement honorée à Troyes où une église lui est consacrée. Elle porte les attributs du pèlerinage parce qu'elle se rendit à Rome pour être baptisée par le futur pape Eusèbe, avant qu'un ange ne lui enjoigne en rêve de rejoindre son frère Savinien à Troyes…

Extraits recueillis sur Wikipédia et le magazine Pèlerin.